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MDAV — Maison Départementale des Associations de Vendée

Quand une association devient la seule « banque » possible pour une famille…

Ce matin, je pense à ce couple bouleversant, à leur courage, à leur dignité.

La maman ne travaille plus car la prise en charge de son enfant est permanente et le papa est en invalidité. Leur enfant est handicapé.

Ils ont créé une petite asso pour financer un fauteuil, un peu de matériel, de quoi permettre à leur fils de sortir, vivre, respirer.

Et ils y sont parvenus. Grâce à l’association et à ses soutiens, ils ont organisé des lotos, des marchés de Noël… avec beaucoup d’énergie, de persévérance et de foi.

Jusqu’au jour où la voiture — unique lien entre leur enfant et le monde extérieur — tombe en panne. (devis de réparation 800€)

Les banques n’ont pas répondu. Et malgré les démarches auprès des services sociaux — freinés par leurs critères, leurs délais, leurs procédures — la famille est restée seule face à l’urgence.

Et devinez qui leur a prêté l’argent ?

Pas la banque.

Pas un fonds d’urgence.

Pas même une aide exceptionnelle.

Mais leur propre association. Celle qu’ils avaient créée pour leur enfant… et qui a fini par secourir les parents.

Voilà où on en est en France en 2025.

Quand ce ne sont plus les services publics, ni les banques, ni les aides classiques qui répondent à l’urgence… ce sont les assos qui sortent les rames.

Pas des assos subventionnées, hein. Des petites. Des invisibles. Déjà à bout et parfois épuisées…

Je viens de visiter une structure d’aide alimentaire à La Roche-sur-Yon : deux fois plus de bénéficiaires qu’il y a un an.

Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

À force de faire peser sur le monde associatif les défaillances d’un modèle à bout de souffle, on pousse nos bénévoles au burn-out, nos structures au bord du gouffre… et nos concitoyens dans une dépendance qui n’est ni choisie ni digne.

Ce n’est pas une opinion. C’est un constat.

Et quand on voit ça, on peut être touché, bouleversé… ou juste en colère.

Moi, ce matin, je suis les trois à la fois.

Si ce constat est également le vôtre, partagez, c’est important !

Pascal Giuliani,

Président de la MDAV

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